Partir en voyage en Ouzbékistan, c’est vivre un dépaysement absolu. Ici on remonte le temps et on revient à l’époque mythique des Routes de la Soie, quand les caravanes de chameaux charriaient toutes les merveilles d’Orient et quand Samarcande était le centre du monde. La splendeur de ces villes qui furent autrefois les capitales d’empires fastueux, les coupoles bleu turquoise des mosquées, les troupeaux traversant la steppe immense dans un tourbillon de poussière, le fourmillement joyeux et coloré des marchés artisanaux vous entraîneront dans un autre monde. Ici, on parle russe, perse ou turc, les chevaux côtoient les vieilles voitures soviétiques sur les routes de montagne, les sommets dépassent allègrement les 4000 mètres et tous les tons de bleu forment la mosaïque des toits.
De tous les pays d’Asie centrale, l’Ouzbékistan est celui qui concentre le plus grand nombre de joyaux culturels, avec les villes magiques de Samarcande, Boukhara, Kokand et Khiva. On partira encore suivre les traces d’Alexandre le Grand à Nurata, nager en plein désert au lac Aydar, frémir devant les bateaux échoués de la mer d’Aral ou goûter les fruits murs du Ferghana. Pays chatoyant et chaleureux, l’Ouzbékistan fascinera le voyageur en quête d’inédit.
Après avoir passé de nombreuses semaines en Ouzbékistan et un prochain voyage en cours de préparation, je vous délivre mes incontournables du pays.
Maéva - Spécialiste voyage
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Vous n’auriez sans doute pas pensé à emporter votre maillot de bain en Ouzbékistan… Totalement enclavé, ce pays situé au cœur de l’Asie centrale est à des milliers de kilomètres des côtes océaniques. Mais outre les piscines des hôtels de luxe, un lieu naturel exceptionnel vous permettra de vous baigner : le lac Aydar. C’est un grand tremblement de terre qui a détourné le cours d’un fleuve en 1966 et créé au cœur du désert ce vaste plan d’eau, devenu une réserve de biodiversité. De nombreux oiseaux nichent sur ses rives, et les troupeaux viennent s’y abreuver. La couleur de l’eau oscille entre or, turquoise et émeraude, selon les lieux et la nature du sol. À la belle saison, l’eau est tiède et la baignade agréable !
C’est un animal qui ne vit qu’en Asie centrale : le chameau laineux, impressionnant par sa taille imposante, son épaisse fourrure lui permettant de résister à la rigueur de l’hiver dans la steppe, et ses deux bosses pour emmagasiner des réserves. Plus grand, plus costaud et plus endurant encore que le dromadaire d’Arabie (qui n’a lui qu’une bosse), c’est sans aucun doute l’animal le plus étrange que vous croiserez lors de votre séjour en Ouzbékistan. Il est possible de faire un tour à dos de chameau. L’expérience est impressionnante : le chameau s’agenouille pour que vous montiez en selle, puis l’immense animal se relève tout d’un coup et vous évoluez au gré de sa démarche chaloupée à l’extrême, qui surprendra même les cavaliers. Oserez-vous relever le défi ?
La grande steppe qui s’étend au nord de l’Ouzbékistan est le pays des chevaux : de vastes troupeaux traversent ces immensités mythiques, en soulevant des tourbillons de poussière. Ces chevaux viennent de Mongolie, et furent amenés ici par le grand et terrible Gengis-Khan lors de sa conquête du monde. Il est aujourd’hui possible de marcher dans les sabots de son armée, et d’enfourcher à son tour un cheval ouzbek, pour un grand galop effréné sur la steppe sans limites… Mais peut-être aspirez-vous à une chevauchée plus originale encore ?
Dormir dans une yourte dans le désert de Kyzyl Koum est une belle expérience exotique. La yourte c’est le demeure des nomades de l’époque utilisée jusqu’à présent. La carcasse est en bois recouverte du feutre en laine du chameau. L’intérieur est bien décoré au style kazak. Un camp de yourte traditionnelle améliorée vous attend.
Le camp se trouve non loin d’un lac Aydarkul où il y a la possibilité de se baigner, d'observer les oiseaux et le beau paysage du lac et de faire un petit balade à dos des chameaux dans le désert.
Le soir on observe un beau coucher du soleil et, après le dîner, on organise un petit concert du chanteur kazak autour du feu.
Du temps de leur splendeur, les villes majeures édifiaient des minarets d’une hauteur vertigineuse, afin de signifier leur puissance. On peut aujourd’hui monter à leur sommet (à condition de ne pas craindre d’avaler quelques dizaines, voire centaines de marches !) et jouir ainsi d’une vue imprenable sur les cœurs anciens. À Khiva, c’est le minaret d’Islam Khodja qui s’ouvre aux visiteurs intrépides. Les minarets du Régistan, à Samarcande, sont peut-être les plus spectaculaires de tous, car ils permettent un point de vue splendide sur cette place mythique. Enfin, vous frissonnerez en montant au minaret Po-i-Khalon de Boukhara en vous souvenant que pendant des siècles, seuls les condamnés à mort gravissaient ces marches : on les précipitait du haut des tours…
Face à l’imposante forteresse de l’Ark qui marque l’entrée dans la vieille ville de Boukhara, on remarque une construction étrange : une immense tour aux allures futuristes. Il s’agit d’un château d’eau édifié par les autorités soviétiques dans les années 1920, et dont le style architectural incongru s’inscrit dans le mouvement du constructivisme russe. Ce château d’eau est désormais ouvert au public : un spectaculaire ascenseur de verre a été installé dans la tour, et permet d’accéder à une plate-forme panoramique. De là-haut, la vue sur la forteresse et sur les coupoles majestueuses de la mosquée Khalon est inoubliable…
Parce que le pays est encore épargné par le tourisme de masse, vous serez frappé par la grande qualité de l’artisanat ouzbek et le « made in China » reste rare, si ce n’est dans quelques boutiques attrape-touristes à Samarcande. Les joailliers de Boukhara vous proposeront des bijoux spectaculaires, des colliers d’argent massif sertis de pierres fines, comme les turquoises et les topazes. Le travail des potiers de Marguilan est si délicat que la faïence de cette ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans le village de Koniguil à proximité de Samarcande, vous pourrez observer la fabrication traditionnelle du papier de soie selon une tradition préservée depuis le IXe siècle. Les œuvres d’art peintes sur ce matériau rare et délicat sont d’une finesse rare. Enfin, ne manquez pas le spectacle le plus spectaculaire de tous, la fabrication de la soie…
La soie est emblématique de la culture ouzbèke. Vous retrouverez partout de très belles étoles de soie portant un motif géométrique qu’on nomme « adras » et qui symbolise les paysages d’Ouzbékistan de façon stylisée. L’adras se décline dans toutes les teintes et il est impossible de ne pas se laisser séduire. Mais pourquoi ne pas aller assister au tissage dans la capitale de la soie, Richtan, dans la vallée du Ferghana ? Des centaines de femmes travaillent à la confection du tissu précieux : d’abord en ébouillantant les cocons des vers du mûrier, puis en dévidant les cocons à la main pour extraire le fil. L’étape la plus impressionnante est le tissage, sur d’énormes métiers à tisser qui demandent une grande coordination, puisqu’ils sollicitent les deux pieds et les deux mains. Voir apparaître les tissus chatoyants sous les mains expertes et rapides des artisanes est un spectacle magnifique !
Ne manquez pas «Samarcande by night» ! Deux monuments, la Place de Réghistan et le Gour Emir - le tombeau de Tamerlan, sont merveilleusement éclairés. C’est impressionnant.
On parle beaucoup de la soie. mais connaissez-vous la méthode traditionnelle de la fabrication de la soie ?
Nous vous invitons à visiter la fabrique de la soie Yodgorlik à Marguilan (vallée de Ferghana) – un des rares établissements dans le monde qui a conservé l’ancienne méthode la fabrication de la soie. Vous pouvez y voir toutes les étapes de la fabrication de la soie : du cocon jusqu’au tissu.
Les problèmes écologiques sont de plus en plus sensibles. Nous vous invitons à voir une des catastrophes globales du XXIème siècle. C’est la sècheresse de la mer d’Aral, aujourd'hui presque entièrement disparue. L'ancien port de Moynak est à présent le cimetière des bateaux.
À Khiva, il y a beaucoup de minarets qui offrent une belle vue panoramique sur la ville. La terrasse de l’Ancienne Citadelle a une excellente position pour faire des photos exceptionnelles avec les belles lumières du coucher du soleil.
Depuis des siècles, Boukhara est réputée pour ses savants, ses médersas, ses tapis et par ses hammam. C’est seulement à Boukhara que vous aurez la possibilité de vous offrir une séance de hammam dans des beaux bâtiments du XVIème siècle.
Il y en a deux : un pour les hommes et l’autre pour les femmes. La séance dure environ 1h-1h30 et inclus le massage, le gommage, la douche et à la touche finale : l'eau de rose pour parfumer et hydrater la peau.
La vallée du Ferghana est le grenier fertile de l’Asie centrale et ses vergers approvisionnent les tables de toute la Russie, de Vladivostok à Moscou. Traverser la vallée à la belle saison est un spectacle réjouissant : un festival de fleurs et de fruits, tous gorgés de soleil et délicieux. Les paysans vendent leurs produits le long des routes, et en fonction de la période, vous pourrez ainsi goûter aux cerises, aux abricots, aux pommes ou aux raisins du Ferghana. Pour retrouver les légumes, rendez-vous sur les marchés, bruyants et colorés, où on vous proposera notamment les tomates et concombres qui constituent la salade ouzbèke typique, toujours servie en début de repas. Vous découvrirez aussi le pain typique d’Asie centrale, un grand pain rond qui se rompt toujours avec les doigts, jamais avec les couverts, et qu’il est très mal poli de gaspiller : dans cette région du monde, le pain est sacré ! Enfin, il vous faudra goûter le vin du Ferghana, qui a la particularité de pousser au cœur même des villages, sur des vignes accrochées aux façades. La nourriture ouzbèke est bien plus riche et variée qu’on l’imagine souvent — goûtez !
C’est le plat emblématique d’Ouzbékistan, celui qu’on sert toujours aux invités : le plov, un délice à base de riz parfumé, de bœuf, de carottes, de raisins confits et d’épices. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, il s’agit d’un mets très fin et délicat, dont la préparation demande un certain savoir-faire et prend quelques heures. Si apprendre à cuisiner le plov vous intéresse, vous pouvez vous joindre à une famille ouzbèke et assister à toutes les étapes de la confection. Vous mangerez ensuite avec eux, assis en tailleur sur des tapis à même le sol, selon la tradition centrasiatique. Un thé vert « chaï » arrosera le repas !
Impossible de prévoir un voyage en Ouzbékistan sans aller explorer les villes légendaires situées sur les anciennes Routes de la Soie. Pendant des siècles, elles ont véritablement été le centre du monde. Les caravanes de chameaux y apportaient toutes les marchandises précieuses du continent, épices, soies, ors et pierres précieuses, et tous les grands savants s’y rassemblaient, qu’il s’agisse des astronomes, des mathématiciens ou des théologiens. L’immense richesse de ces anciennes cités se reflète encore dans le faste de leurs monuments et le dédale des ruelles préservées. Il faut prendre le temps d’explorer la vaste vieille ville de Boukhara, un labyrinthe entièrement piéton de marchés couverts, de bassins paisibles et de coupoles bleu turquoise qui vous donneront l’impression de revenir au XIVe siècle, ou encore celle de Khiva, qui est très ancienne et concentre sur une petite surface nombre de beautés. À Samarcande, c’est la spectaculaire place du Registan et la beauté saisissante des mosaïques ornant les mausolées qui vous feront flâner pendant des heures.
Pour qui rêve de remonter le temps sur les traces des grands conquérants et des caravanes parcourant la Route de la Soie, l’Ouzbékistan est un incontournable absolu. L’Ouzbékistan est sans aucun doute le pays d’Asie centrale qui concentre le patrimoine le plus extraordinaire, les villes les plus majestueuses et les monuments les plus marquants. Ce n’est pas un hasard : le découpage de la région par l’ex-URSS a placé à l’intérieur des frontières ouzbèkes quatre capitales d’anciens empires, qui rivalisent de magnificence. Malgré son histoire tourmentée, le pays a su préserver à travers les siècles la beauté inouïe de ces villes légendaires, et elles resteront parmi mes plus beaux souvenirs de voyage. J’ai rarement vu une place aussi spectaculaire que le Registan de Samarcande, ou une vieille ville aussi poétique que celle de Boukhara.
Je savais que je serais éblouie par ces villes, et je l’ai été au-delà de mes espérances. Mais ce qui m’a le plus surprise, ce sont les paysages naturels, auxquels je ne m’attendais pas : l’immensité des steppes semi-désertiques au nord du pays, les cols vertigineux des montagnes de l’Est, les vergers chatoyants de la vallée du Ferghana… On réduit trop souvent l’Ouzbékistan à son (sublime) patrimoine urbain, mais la nature ouzbèke réserve également de belles escapades, et permet de réaliser toute la diversité de ce pays immense et généreux.
J’ai été très touchée par la gentillesse des habitants et je me suis toujours sentie en sécurité en Ouzbékistan. J’ai été frappée par la propreté des villes et par la qualité générale des infrastructures, bien que traditionnelles dans les campagnes. N’ayez crainte si vous voyagez en famille ou si vous aimez le confort, l’Ouzbékistan est un pays « facile », accessible à tous.
Parce que la langue de communication en Asie centrale est le russe, et non l’anglais, j’ai tendance à vous recommander de partir avec un guide local, afin de pouvoir échanger avec les Ouzbèkes et profiter au maximum de cette expérience humaine. Cette recommandation est d’autant plus importante si vous vous éloignez des axes urbains et explorez déserts et montagnes. L’Ouzbékistan restera un des voyages les plus marquants et dépaysants de ma vie et j’ai déjà prévu d’y retourner bientôt, pour continuer ma découverte de ce pays attachant.